Actrice au talent précoce et à la personnalité attachante, Jennifer Lawrence s’est imposée comme l’une des figures incontournables du cinéma hollywoodien. Révélée au grand public grâce à son rôle emblématique dans la saga Hunger Games, elle a rapidement conquis critiques et spectateurs par des performances puissantes et nuancées, notamment dans Happiness Therapy (2013) de David O. Russell, qui lui a valu un Oscar à seulement 22 ans. Sa filmographie éclectique témoigne de sa capacité à naviguer entre les genres : on la retrouve dans le drame intense Winter’s Bone (2010), la comédie noire American Bluff (2013), sous les traits de Mystique dans la saga X-Men (2014), ou encore dans le thriller psychologique Mother! (2017). Prochainement, elle sera à l’affiche du captivant Die My Love, réalisé par Lynne Ramsay, aux côtés de Robert Pattinson. Voici un aperçu express de sa carrière, en six anecdotes passionnantes.
Une carrière destinée, en premier lieu, au mannequinat
Avant que sa carrière d’actrice ne décolle, Jennifer Lawrence a fait ses débuts dans le mannequinat. L’un de ses premiers contrats était avec la marque américaine Abercrombie & Fitch, bien qu’elle n’ait jamais été publiée dans leur catalogue. « J’ai fait le photoshoot, mais les photos ne sont jamais sorties. Je ne sais toujours pas pourquoi, » partage-t-elle sur le plateau de Conan O’Brien en 2014. Son agent a même contacté la marque pour des explications, et ils ont répondu uniquement avec les clichés du photoshoot (thème : le football) où elle apparaît en pleine immersion dans son rôle de footballeuse, les narines écartées, la bouche ouverte et les cheveux en pagaille.
Elle a auditionné pour le rôle de Bella Swan dans la saga Twilight
À 17 ans, la comédienne a auditionné pour le rôle de Bella Swan dans Twilight. Elle décrit cette expérience comme « une audition comme les autres » et admet ne pas avoir mesuré l’impact de Twilight avant sa sortie. Par la suite, Lawrence s’est réjouie de ne pas avoir obtenu le rôle et de ne pas avoir eu à gérer tout ce qui l’accompagnait. Elle a également tenté d’interpréter Jules dans la comédie Superbad (2010), un rôle qui a finalement été attribué à Emma Stone, ainsi que Lisbeth Salander dans Millénium : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes, qui est revenu à Rooney Mara.
Blâmée pour sa beauté
Bien que son rôle dans Winter’s Bone lui ait finalement valu une nomination aux Oscars, l’équipe de production n’était pas initialement enthousiaste à l’idée d’engager Jennifer Lawrence parce qu’elle était considérée comme « trop jolie » pour ce personnage. Lors de son audition, elle s’est présentée avec des vêtements trempés de sueur, les cheveux sales et le nez qui coulait, une stratégie qui a porté ses fruits car elle a fini par obtenir le rôle.
Elle adore faire du cheval
Jennifer Lawrence a grandi dans une ferme équestre à Louisville, dans le Kentucky, où elle a appris à monter à cheval, y compris sur des chevaux sauvages. « Mes parents étaient radins, alors ils n’ont jamais acheté de chevaux dressés, » plaisante-t-elle sur le plateau de David Letterman en 2011. Elle a pu mettre ce talent à profit dans plusieurs productions, notamment Winter’s Bone et Serena, film d’époque où elle est vue à cheval.
Elle a failli refuser son rôle dans Hunger Games
Bien qu’elle ait lutté pour décrocher le rôle dans Winter’s Bone, Jennifer Lawrence a failli décliner celui dans Hunger Games. Dans le podcast de Bill Simmons, Dumb and Dumber, elle explique : “Je dois produire des films entre chaque opus pour ne pas être connue que pour cette franchise.” Elle avoue qu’elle n’était pas convaincue de vouloir faire partie du casting d’Hunger Games car elle craignait l’immense attention et la fanbase qui allaient s’ensuivre. L’actrice a tenté d’expliquer ses préoccupations, mais peu de gens comprenaient ses réticences. « C’était tellement difficile à expliquer aux gens. » Finalement, il a fallu trois jours à Jennifer Lawrence pour accepter le rôle de Katniss Everdeen.
Actrice oscarisée
Grâce à son interprétation dans Winter’s Bone (2010), elle est devenue la troisième plus jeune nommée pour un Oscar dans la catégorie meilleure actrice dans un rôle principal, juste derrière Keisha Castle-Hughes pour Paï : L’Élue d’un peuple nouveau (2002) et Quvenzhane Wiallis pour Les Bêtes du Sud sauvage (2012). Mais c’est quelques années plus tard qu’elle a remporté la précieuse statuette, pour sa performance dans Happiness Therapy (2013), à seulement 22 ans. Dans la même lignée, Mikey Madison a récemment fait sensation grâce à sa performance dans Anora (2024) de Sean Baker, la propulsant au rang de lauréate d’un Oscar à seulement 25 ans.