Marion Cotillard, récemment vue dans Lee Miller, se prépare à incarner la Reine des neiges dans La Tour de Glace, un film qui promet une interprétation bien plus riche que celle du célèbre dessin animé de Disney. Ce projet marque la seconde collaboration entre la talentueuse comédienne et la réalisatrice française Lucile Hadžihalilović. En effet, elles avaient déjà uni leurs forces en 2005 sur le drame Innocence, qui plongeait dans l’univers mystique d’un groupe de jeunes filles, âgées de cinq à onze ans, apprenant la danse et les sciences naturelles dans un endroit isolé du monde. Vingt ans après, Cotillard et Hadžihalilović renouvellent cette belle complicité artistique.
Une mise en abîme prometteuse
“Plus froid que la glace, son baiser transperce le cœur…” C’est avec cette citation évocatrice que le comité de sélection du Festival international du film de Berlin a introduit le dernier film de Lucile Hadžihalilović cet hiver. Dans La Tour de Glace, Marion Cotillard incarne Cristina, une star de cinéma des années 70, plongée dans le tournage d’une adaptation d’un conte d’Hans Christian Andersen, où elle joue le rôle de la reine. Publié en 1844 dans son recueil Nouveaux Contes, ce récit a inspiré de nombreux cinéastes désireux de redéfinir l’envoûtante figure de Cristina.
Le film suit Jeanne, une adolescente qui vient d’arriver à Paris après avoir fui son orphelinat de haute montagne. Cachée dans l’entrepôt du tournage, elle croise le chemin de Marion Cotillard, qui l’accueille sous son aile. “Fascinée par cette femme à la fois cruelle et troublante, puissante et vulnérable, Jeanne devient sa protégée et sa confidente alors que les pièges se resserrent autour d’elle”, révèle le synopsis. Ce jeu de miroirs s’inscrit dans l’univers indépendant de Lucile Hadžihalilović, où le fantastique se dévoile toujours de manière captivante. Pour donner vie à Jeanne, la réalisatrice confie à la jeune Clara Pacini son tout premier rôle au cinéma. Elle collabore également avec Gaspar Noé, avec qui elle a fondé la société de production Les Cinémas de la zone en 1991. Le casting inclut également August Diehl.